Comment fixer le prix de vente de votre maison au Québec : combien devriez-vous réellement demander?

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Comment fixer le prix de vente de votre maison au Québec : combien devriez-vous réellement demander?

Il y a une question que presque tous les propriétaires se posent avant de vendre :

« Combien devrais-je demander pour ma maison? »

La question semble simple.

La réponse l’est rarement.

Vous avez peut-être déjà une idée de la valeur de votre propriété.

Un voisin a vendu récemment.

Vous connaissez votre évaluation municipale.

Vous avez peut-être essayé un outil d’estimation en ligne.

Vous savez peut-être aussi exactement combien vous devez retirer de la vente pour que votre prochain projet fonctionne.

Toutes ces informations peuvent être utiles.

Mais aucune, prise isolément, ne détermine le bon prix demandé.

Parce que fixer le prix de vente d’une maison ne consiste pas simplement à trouver le chiffre le plus élevé qu’on puisse justifier.

Il faut plutôt répondre à trois questions :

Quelle est la valeur probable de votre propriété dans le marché actuel?

Comment les acheteurs vont-ils la comparer aux autres propriétés disponibles?

Quel prix demandé soutient le mieux vos objectifs et votre stratégie de vente?

Ces trois questions sont liées.

Mais elles ne veulent pas dire la même chose.

Et c’est précisément là qu’une bonne stratégie de prix commence.

Valeur marchande, prix demandé et prix de vente : trois choses différentes

Ces trois montants sont souvent confondus.

Pourtant, ils ne représentent pas la même chose.

La valeur marchande est une estimation de ce qu’une propriété peut raisonnablement valoir selon les données du marché, ses caractéristiques et les conditions actuelles.

Le prix demandé est le montant auquel vous choisissez de mettre votre propriété en vente. C’est un élément de votre stratégie.

Le prix de vente est le montant finalement convenu entre l’acheteur et le vendeur.

Votre prix demandé peut être proche de la valeur marchande estimée.

Selon la propriété, le marché, vos objectifs et la stratégie retenue, il peut aussi être différent.

Mais cela ne signifie pas qu’il devrait être choisi arbitrairement.

L’OACIQ explique que l’établissement du juste prix de vente repose notamment sur l’analyse de propriétés semblables récemment vendues, les caractéristiques de l’immeuble et les conditions du marché.

L’analyse nous donne des faits.

La prochaine question devient :

« Qu’allons-nous faire avec ces informations? »

C’est là qu’on passe d’une simple estimation à une véritable stratégie de prix.

Commencez par regarder ce que les acheteurs ont réellement payé

Une erreur fréquente consiste à voir une propriété affichée à 900 000 $ et à penser :

« Leur maison vaut 900 000 $, donc la mienne aussi. »

Peut-être.

Mais il y a un problème.

Cette propriété ne s’est pas nécessairement vendue 900 000 $.

C’est le montant demandé par le vendeur.

Il existe une différence importante entre un prix affiché et la preuve de ce que des acheteurs ont réellement accepté de payer.

C’est pourquoi les ventes comparables récentes sont si importantes.

Mais trouver trois propriétés vendues dans le quartier ne suffit pas.

Encore faut-il déterminer si elles sont réellement comparables à la vôtre.

Qu’est-ce qu’une bonne propriété comparable?

Imaginez deux maisons situées sur la même rue.

Elles sont toutes les deux détachées.

Elles ont toutes les deux trois chambres.

L’une s’est vendue 780 000 $.

Est-ce que cela signifie automatiquement que l’autre vaut 780 000 $?

Non.

L’une pourrait avoir :

  • un terrain plus grand;
  • une superficie habitable supérieure;
  • un garage;
  • un sous-sol aménagé;
  • une cuisine rénovée;
  • davantage de lumière naturelle;
  • des composantes majeures plus récentes;
  • une disposition des pièces plus fonctionnelle;
  • un emplacement plus tranquille sur la rue;
  • un état général très différent.

Même lorsque deux propriétés semblent similaires sur papier, les acheteurs peuvent les percevoir très différemment.

La date de la vente compte également.

Une propriété comparable vendue dans des conditions de marché différentes demande davantage d’analyse.

Alors, lorsqu’on me dit :

« Une maison au bout de la rue s’est vendue 800 000 $. »

Ma prochaine question est :

« Comment cette maison se compare-t-elle réellement à la vôtre? »

C’est là que l’analyse devient utile.

Les propriétés actuellement à vendre comptent aussi

Les propriétés vendues nous indiquent ce que des acheteurs ont déjà payé.

Les propriétés actuellement sur le marché nous indiquent ce que vos acheteurs peuvent choisir aujourd’hui.

Les deux sont importantes.

Supposons que les ventes récentes suggèrent une valeur autour de 800 000 $ pour votre propriété.

Maintenant, imaginons que plusieurs propriétés attrayantes viennent d’arriver sur le marché entre 775 000 $ et 810 000 $.

Les acheteurs vont comparer.

L’état.

L’emplacement.

La disposition des pièces.

Les rénovations.

Les photos.

Les caractéristiques.

Et le prix.

Votre propriété n’existe pas dans le vide.

Elle occupe une position parmi plusieurs choix.

C’est pourquoi il ne suffit pas de demander :

« Combien vaut ma maison? »

Il faut également se demander :

« À ce prix, qu’est-ce que mon acheteur peut acheter d’autre? »

Cette question peut complètement changer votre façon de réfléchir au prix demandé.

Votre évaluation municipale n’est pas votre stratégie de prix

Au Québec, plusieurs propriétaires consultent leur évaluation municipale pour essayer de déterminer la valeur de leur propriété.

C’est compréhensible.

Un montant officiel est associé à l’immeuble, alors il semble logique de s’y référer.

Mais l’évaluation municipale et la valeur marchande actuelle d’une propriété ne sont pas interchangeables.

Le Gouvernement du Québec explique que le rôle d’évaluation foncière est en vigueur pour trois exercices financiers municipaux et qu’il constitue notamment une base du régime fiscal municipal et scolaire.

Il ne s’agit donc pas d’une estimation en temps réel du prix auquel votre propriété pourrait se vendre aujourd’hui.

Une propriété peut se vendre au-dessus de son évaluation municipale.

Elle peut également se vendre en dessous.

Pour déterminer un prix de mise en vente, je ne m’arrêterais donc pas à :

« Qu’est-ce qui est écrit au rôle d’évaluation? »

Je demanderais plutôt :

« Que paient actuellement les acheteurs pour des propriétés véritablement comparables? »

C’est beaucoup plus près de la réponse dont nous avons besoin.

Le montant dont vous avez besoin n’est pas nécessairement celui que le marché paiera

C’est parfois l’une des conversations les plus difficiles en immobilier.

Vous avez peut-être besoin de 850 000 $ pour que la vente fonctionne.

Vous voulez conserver une certaine somme pour la mise de fonds de votre prochaine propriété.

Vous avez un solde hypothécaire à rembourser.

Vous avez beaucoup investi en rénovations.

Vous avez des frais de déménagement.

Vous avez un objectif financier précis.

Tous ces éléments sont importants pour déterminer si vendre est une bonne décision pour vous.

Mais ils ne changent pas automatiquement la valeur que les acheteurs accordent à votre propriété.

Les acheteurs ne savent pas combien vous devez obtenir.

Ils voient votre maison parmi d’autres propriétés.

Puis ils décident où ils perçoivent le plus de valeur.

Votre objectif financier permet de déterminer si la vente fonctionne pour vous.

Les données du marché permettent d’estimer ce que la propriété peut raisonnablement valoir pour les acheteurs.

Parfois, ces deux réalités s’accordent parfaitement.

Parfois, non.

Et il vaut beaucoup mieux le savoir avant la mise en vente qu’après plusieurs semaines sur le marché.

Dans certains cas, la bonne conclusion n’est pas :

« Il faut demander plus cher. »

Elle peut être :

« Vendre dans ces conditions ne vous permet pas d’atteindre votre objectif. »

C’est une différence importante.

Les rénovations ne fonctionnent pas comme une facture à rembourser

Supposons que vous avez dépensé 75 000 $ pour rénover votre cuisine.

Votre maison vaut-elle automatiquement 75 000 $ de plus?

Non.

Cela ne signifie pas que la rénovation était une mauvaise décision.

Elle peut rendre la propriété plus attrayante.

Elle peut éliminer une objection importante.

Elle peut différencier votre maison des propriétés concurrentes.

Elle peut contribuer à sa valeur.

Mais les acheteurs ne remboursent pas nécessairement chaque dollar investi par le vendeur.

Les 75 000 $ représentent ce que vous avez dépensé.

La valeur marchande dépend de la valeur que les acheteurs accordent à cette amélioration dans l’ensemble de la propriété.

C’est pourquoi je serais prudent avant d’entreprendre d’importantes rénovations juste avant de vendre en présumant que chaque dollar sera récupéré.

Parfois, des travaux importants sont justifiés.

Parfois, quelques améliorations ciblées suffisent.

Et parfois, la meilleure recommandation est simplement :

« N’y touchez pas. »

Avant de dépenser, il peut être utile de comprendre quelles rénovations peuvent réellement contribuer à la valeur de votre maison.

La vraie question devrait toujours être :

« Quel problème essayons-nous de régler avant de dépenser cet argent? »

« Commençons plus haut. Nous pourrons toujours baisser le prix plus tard. »

L’idée semble logique.

Supposons que les données indiquent environ 775 000 $.

Pourquoi ne pas commencer à 825 000 $?

Si quelqu’un l’achète, tant mieux.

Sinon, nous baisserons le prix plus tard.

Il y a toutefois un problème.

Pendant que vous testez ce prix, les acheteurs prennent des décisions.

Ils ne feront pas nécessairement une offre plus basse.

Ils peuvent simplement acheter une autre propriété.

Votre prix demandé n’influence donc pas seulement la négociation.

Il influence aussi la décision d’un acheteur de visiter votre propriété ou de passer à la suivante.

Une maison qui paraît surévaluée par rapport à sa concurrence peut perdre l’attention d’acheteurs sérieux.

Puis le prix baisse.

La propriété est peut-être maintenant mieux positionnée.

Mais les acheteurs qui surveillent le marché peuvent voir qu’elle est disponible depuis un certain temps.

Une nouvelle question apparaît alors :

« Pourquoi n’est-elle toujours pas vendue? »

Commencer trop haut n’est donc pas une expérience sans risque.

Tester un prix que les données ne soutiennent pas peut avoir un coût.

Le prix demandé devrait avoir une raison d’être.

Pas simplement reposer sur l’espoir que quelqu’un accepte de le payer.

« Alors, pourquoi ne pas afficher plus bas et provoquer une surenchère? »

C’est l’argument inverse.

Et il mérite autant d’attention.

Vous avez probablement entendu parler d’une propriété affichée à bas prix qui a reçu plusieurs promesses d’achat et s’est finalement vendue bien au-dessus du prix demandé.

Cela peut donner l’impression que sous-évaluer volontairement une propriété est une stratégie évidente.

Mais un prix compétitif et un prix artificiellement bas ne sont pas la même chose.

Au Québec, l’OACIQ indique qu’un prix nettement inférieur à la valeur marchande et aux comparables, dans le but de créer une surenchère, n’est pas permis.

La stratégie ne devrait donc pas être :

« Affichons un prix artificiellement bas et espérons que les acheteurs se battent pour la propriété. »

Il faut plutôt pouvoir expliquer le prix.

Pourquoi ce montant?

Pourquoi maintenant?

Comment se compare-t-il aux ventes récentes?

Comment positionne-t-il la propriété face à la concurrence actuelle?

Quel résultat cherchons-nous à obtenir?

Si ces questions n’ont pas de bonnes réponses, la stratégie de prix doit être retravaillée.

Que se passe-t-il lorsque votre maison est affichée trop cher?

La réponse évidente est :

Elle risque de ne pas se vendre.

Mais ce qui se passe avant est tout aussi important.

Imaginez que votre propriété soit sensiblement plus chère que ses principales concurrentes.

Vous pourriez recevoir moins de demandes de visite.

Les acheteurs qui viennent pourraient aimer la maison, mais avoir de la difficulté à justifier son prix.

D’autres propriétés pourraient leur sembler offrir davantage pour leur argent.

Certains acheteurs sérieux pourraient faire une offre ailleurs.

Vous réduisez ensuite le prix.

Peut-être une deuxième fois.

Vous finissez par vous rapprocher du niveau que le marché aurait peut-être accepté dès le départ.

Mais pour les acheteurs qui suivent le secteur depuis plusieurs semaines, votre propriété n’est plus une nouveauté.

C’est pourquoi je ne considère pas la surévaluation comme un simple :

« Essayons et nous verrons. »

L’expérience peut avoir un coût.

Et si votre maison est affichée trop bas?

Un prix trop bas comporte lui aussi des risques.

Si le prix se situe réellement sous ce que le marché peut soutenir, il peut attirer beaucoup d’attention.

Mais l’attention n’est pas l’objectif final.

L’objectif est de réaliser une transaction qui a du sens pour vous.

Rien ne garantit non plus que les acheteurs feront automatiquement monter le prix jusqu’au montant que vous espériez obtenir.

Une stratégie ne devrait pas dépendre des acheteurs pour corriger un mauvais point de départ.

Une bonne stratégie de prix doit pouvoir s’expliquer.

Pourquoi ce prix?

Pourquoi maintenant?

Comment se compare-t-il aux ventes récentes?

Comment nous positionne-t-il face à la concurrence?

Quel résultat cherchons-nous à obtenir?

Sans réponses solides, il faut poursuivre l’analyse.

Le marché commence à vous répondre dès que votre propriété est en vente

Votre première analyse a lieu avant la mise en marché.

Mais dès que la propriété est affichée, de nouvelles informations commencent à arriver.

Elles proviennent du comportement des acheteurs.

Beaucoup de consultations en ligne, mais peu de visites?

Les acheteurs voient la propriété, mais ne passent pas à l’étape suivante.

Pourquoi?

Le prix peut être en cause.

Mais la présentation, le type de propriété, l’emplacement ou un autre élément peuvent également jouer un rôle.

Beaucoup de visites, mais aucune promesse d’achat sérieuse?

Le signal est différent.

Les acheteurs étaient suffisamment intéressés pour se déplacer.

Quelque chose change après la visite.

L’état?

La disposition des pièces?

Une objection récurrente?

La concurrence?

La valeur perçue par rapport au prix demandé?

Deuxièmes visites et questions sérieuses, mais aucune offre?

Encore un signal différent.

L’intérêt est peut-être là, mais une hésitation demeure concernant la valeur, l’état, le calendrier ou un autre aspect de la transaction.

Beaucoup de visites et des promesses d’achat?

Le marché vous transmet maintenant une information complètement différente.

Cela ne signifie pas que chaque problème vient du prix.

Ce n’est pas le cas.

Cela signifie que le comportement des acheteurs produit de l’information.

Et cette information doit être interprétée.

Une stratégie de prix ne devrait jamais devenir émotionnellement attachée au premier chiffre choisi.

Quand devriez-vous réduire le prix demandé?

Il n’existe pas de nombre magique de jours.

Je ne dirais pas à chaque vendeur :

« Si ce n’est pas vendu après deux semaines, baissez le prix. »

Les propriétés n’ont pas toutes le même bassin d’acheteurs.

Les quartiers ne réagissent pas tous de la même façon.

Les différentes gammes de prix peuvent également avoir des dynamiques différentes.

Les conditions du marché comptent.

Je regarderais plutôt les faits.

Les propriétés comparables reçoivent-elles davantage d’activité?

Les acheteurs visitent-ils?

Quels commentaires reviennent régulièrement?

Des propriétés concurrentes se sont-elles vendues?

De nouvelles propriétés sont-elles arrivées sur le marché?

Les concurrents ajustent-ils leurs prix?

Le marché a-t-il changé depuis la mise en vente?

Et surtout :

« Est-ce que l’argument qui justifiait notre prix initial tient toujours? »

Si oui, modifier le prix uniquement parce qu’un certain nombre de jours s’est écoulé peut être prématuré.

Si non, refuser de l’ajuster simplement parce qu’on préfère le premier chiffre peut être tout aussi dommageable.

Une modification de prix devrait être une décision stratégique.

Pas une réaction émotionnelle.

Vous avez des visites, mais aucune offre?

La première réaction de certains vendeurs est :

« Il faut baisser le prix. »

Peut-être.

Mais commençons par diagnostiquer le problème.

Si des acheteurs visitent, votre présentation en ligne a réussi à générer un certain intérêt.

Maintenant, il faut comprendre ce qu’ils découvrent sur place.

La propriété semble-t-elle plus petite que prévu?

Son état crée-t-il des objections?

La disposition des pièces fonctionne-t-elle différemment en personne?

Les acheteurs la comparent-ils à des propriétés rénovées au même prix?

Un élément détourne-t-il leur attention de ses meilleurs atouts?

Ou considèrent-ils simplement que la valeur ne justifie pas le prix demandé?

Parfois, le prix est le problème.

Parfois, la présentation doit être améliorée.

Parfois, ce sont les deux.

Si la présentation semble faire partie du problème, voyez comment le home staging peut mieux mettre votre maison en valeur avant les visites.

Diagnostiquer d’abord. Ajuster ensuite.

Parce que réduire le prix sans comprendre le problème reste une forme de devinette.

Une estimation immobilière en ligne peut-elle vous donner le bon prix demandé?

Elle peut être utile.

Mais je la considérerais comme un point de départ, pas comme une stratégie complète.

Un outil automatisé peut traiter beaucoup de données immobilières.

Ce qu’il peut avoir plus de difficulté à comprendre, c’est le contexte précis de votre propriété.

La qualité des rénovations.

La fonctionnalité réelle de la disposition des pièces.

L’état des composantes importantes.

La qualité des matériaux.

Une différence d’emplacement à l’intérieur du même quartier.

Une caractéristique inhabituelle.

Une nouvelle propriété concurrente arrivée sur le marché cette semaine.

La façon dont les acheteurs réagissent actuellement à votre type de propriété.

Les algorithmes sont très efficaces pour traiter des données.

Une stratégie de vente exige aussi de savoir interpréter ces données dans leur contexte.

Utilisez donc les estimations automatisées comme une source d’information.

Pas comme un substitut à une analyse complète.

Devriez-vous choisir le courtier qui vous donne le prix le plus élevé?

Imaginez que vous rencontriez trois courtiers.

Le premier estime votre propriété autour de 760 000 $.

Le deuxième propose 775 000 $.

Le troisième affirme :

« Je peux vous obtenir 850 000 $. »

Il est facile d’être attiré par le chiffre le plus élevé.

Posez plutôt cette question :

« Montrez-moi comment vous êtes arrivé à ce montant. »

Quelles ventes comparables ont été utilisées?

Pourquoi sont-elles comparables?

Quelles propriétés sont actuellement en concurrence avec la vôtre?

Qu’est-ce qui justifie une valeur supérieure ou inférieure?

Comment le prix recommandé positionnera-t-il votre propriété?

Que ferons-nous si les acheteurs réagissent différemment de ce que nous avions prévu?

L’OACIQ précise qu’une opinion sur la valeur d’un immeuble doit être fondée et motivée.

Le prix le plus élevé n’est donc pas automatiquement le meilleur conseil.

Parfois, c’est simplement le chiffre que vous aviez le plus envie d’entendre.

La recommandation la plus utile est celle qu’un professionnel peut expliquer et soutenir avec des faits.

Votre prix demandé est une stratégie. Il ne devrait pas être un argument de vente utilisé pour obtenir votre contrat de courtage.

Si vous comparez plusieurs professionnels, mon guide sur comment choisir un courtier immobilier au Québec vous aidera à poser les bonnes questions avant de décider.

Quel est le meilleur prix demandé pour vendre rapidement?

Il n’existe pas de pourcentage universel.

Il n’existe pas de formule du genre :

« Affichez 3 % sous la valeur marchande. »

Il n’existe pas non plus de terminaison de prix magique qui fonctionne pour toutes les propriétés.

Pour établir un prix demandé solide, il faut notamment considérer :

  • les ventes comparables récentes;
  • les propriétés concurrentes actuellement sur le marché;
  • l’emplacement;
  • le type de propriété;
  • l’état général;
  • les rénovations;
  • la superficie du terrain et de l’espace habitable;
  • la disposition des pièces;
  • les caractéristiques particulières;
  • la demande des acheteurs;
  • les conditions actuelles du marché;
  • vos objectifs comme vendeur.

Mais j’ajouterais une question :

« Que signifie réellement vendre rapidement pour vous? »

Peut-être avez-vous déjà acheté votre prochaine propriété.

Peut-être avez-vous davantage de flexibilité et souhaitez-vous surtout maximiser le résultat.

Peut-être devez-vous coordonner les dates de vente et d’achat.

Peut-être cherchez-vous simplement à déterminer si vendre est une bonne décision maintenant.

Ces situations peuvent mener à des stratégies différentes.

L’objectif n’est pas simplement de vendre vite.

Il est de créer les meilleures conditions raisonnables pour la vente dont vous avez réellement besoin.

Fixer le prix d’une maison dans le Grand Montréal et sur la Rive-Sud

Plus l’analyse immobilière est locale, plus elle devient utile.

Un rapport général sur le Grand Montréal peut nous donner du contexte.

Il ne peut pas déterminer précisément la valeur de votre maison.

Une propriété à Saint-Laurent doit être analysée dans le contexte de Saint-Laurent.

Il en va de même pour Ahuntsic-Cartierville, Laval, Boucherville, Saint-Bruno-de-Montarville, Candiac, La Prairie, Châteauguay et Mercier.

Et même à l’intérieur d’une municipalité, les différences peuvent être importantes.

Le type de propriété.

La rue.

Le terrain.

La proximité des services.

Les rénovations.

L’état.

La superficie.

Les caractéristiques du quartier.

La demande des acheteurs dans une gamme de prix précise.

C’est pourquoi je ne fixerais jamais le prix d’une propriété uniquement à partir d’un titre disant :

« Les prix montent à Montréal. »

Cette information donne du contexte.

Votre propriété exige toujours sa propre analyse.

La question à poser avant d’accepter n’importe quel prix demandé

Si quelqu’un vous recommande un prix pour votre propriété, posez une question :

« Pourquoi? »

Pas :

« Peut-on demander plus? »

Pas :

« Combien est-ce que je veux obtenir? »

Pas :

« Combien mon voisin demande-t-il? »

Demandez pourquoi.

Une bonne réponse devrait vous ramener aux faits.

Les ventes comparables.

La concurrence actuelle.

Les différences entre les propriétés.

Les conditions du marché.

La demande des acheteurs.

Les forces et les faiblesses de votre maison.

Vos objectifs.

Et la stratégie derrière le chiffre.

Si l’explication tient la route, vous avez quelque chose d’utile.

Si l’explication se résume à :

« Essayons et nous verrons. »

J’en demanderais davantage.

Le bon prix demandé est une stratégie, pas une devinette

Les meilleures conversations sur le prix ne consistent pas vraiment à trouver un chiffre magique.

Elles consistent à comprendre la relation entre la valeur, la concurrence, le comportement des acheteurs et vos objectifs comme vendeur.

Un prix trop élevé peut rendre les propriétés concurrentes plus attrayantes.

Un prix choisi sans suffisamment de données oblige le marché à corriger vos hypothèses.

Se fier uniquement à l’évaluation municipale, au coût des rénovations ou au montant dont vous avez besoin peut vous éloigner de la façon dont les acheteurs prennent réellement leurs décisions.

Et une estimation automatisée peut vous donner de l’information sans nécessairement vous donner une stratégie.

C’est là que de bons conseils immobiliers devraient faire une différence.

Vous n’avez pas besoin d’un courtier simplement parce qu’il peut trouver des propriétés comparables.

Vous avez besoin de quelqu’un capable de déterminer quels comparables sont réellement pertinents.

D’expliquer pourquoi ils le sont.

De comprendre comment les acheteurs risquent de comparer votre propriété.

De recommander une stratégie adaptée à vos objectifs.

Puis d’interpréter ce que le marché vous dit une fois la propriété mise en vente.

Le prix demandé doit avoir une raison derrière lui.

Et la stratégie devrait pouvoir répondre clairement à trois questions :

Que nous disent les faits?

Pourquoi choisissons-nous ce prix?

Que ferons-nous si le marché nous dit autre chose?

Lorsque ces réponses sont claires, vous ne devinez plus un prix.

Vous prenez une décision fondée sur des données.

Et si vous envisagez de vendre dans le Grand Montréal ou sur la Rive-Sud, c’est exactement là que je commencerais.

Pas en vous donnant le chiffre le plus élevé que je pense que vous voulez entendre.

En regardant votre propriété.

Votre marché.

Votre concurrence.

Et ce que vous cherchez réellement à accomplir.

Ensuite, je peux vous expliquer la stratégie que je recommande et pourquoi.

Parce que l’objectif n’est pas simplement de mettre un prix sur votre maison.

Il est de prendre les bonnes décisions autour de l’un de vos actifs financiers les plus importants.

Pour une vue plus large de la stratégie de vente, consultez également mon guide sur comment vendre votre maison rapidement, au meilleur prix et dans les meilleures conditions.

La bonne décision. Au bon moment. Pour les bonnes raisons.

Jonathan Cabana
Courtier immobilier résidentiel et commercial
eXp Québec
Grand Montréal | Rive-Sud
(514) 476-0730

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